Freud et les origines de l’hypnose
hypnose21 Freud et les origines de l’hypnose

Par définition, l’hypnose est un état modifié de conscience au cours duquel l’attention au monde extérieur est diminuée pour donner place à l’inconscient et pour exploiter de nouvelles ressources.
Il permet entre autres de gérer la douleur, la dépression, le stress et d’améliorer la confiance en soi. Puis, il est aussi considéré comme une méthode complémentaire pour les professionnels de la santé. Mais la question qui se pose est : quelles étaient les origines de l’hypnose ?

Les origines lointaines de l’hypnose

D’après les découvertes, les guérisseurs chamaniques ont démontré sur les peintures rupestres préhistoriques qu’ils pratiquaient l’hypnose. Puis, les Sémuriens ont aussi décrit sur leurs tablettes des méthodes hypnotiques.
Il y a également les papyrus qui ont montré des miroirs utilisés par des médecins probablement pour accompagner les soins de séances hypnotiques ou pour réaliser des anesthésies ou des analgésies. Enfin, il ne faut pas oublier le dit « miracle royal » qui apparaissait au XIᵉ siècle sous Philippe premier et qui traduisait la capacité du roi de France à guérir les malades en les touchant.

L’âge d’or de l’hypnose en France

Au XIᵉ siècle, le médecin Avicenne fut la première personne à expliciter le concept de suggestion et d’autosuggestion et au XVIᵉ siècle, Paracelse fut la première personne qui a mentionné les fluides et la continuité entre le corps et l’esprit.
L’âge d’or de l’hypnose en France se situe entre 1882 à 1892. Ces années ont été fortement marquées par les polémiques entre l’école de la Salpêtrière de Jean-Martin Charcot et l’école de Nancy de Hippolyte Bernheim.
En 1896, Sigmund Freud, le disciple de Charcot et le père de la psychanalyse, est intervenu pour théoriser de nombreux concepts tels que l’inconscient et le complexe d’Œdipe. Ce qui a bouleversé l’histoire des sciences tout en apportant un nouveau regard sur le fonctionnement psychique de l’homme.

Freud et l’hypnose

Dès 1885, Freud étudiait dans la faculté de médecine de Vienne et passe plusieurs mois à la Salpêtrière avec Charcot. Il s’est inspiré des travaux de ce dernier et n’a pas hésité à donner une conférence à Vienne sur l’hystérie masculine.
En 1887, il devenait praticien de l’hypnose et en 1889, il décidait d’appliquer la méthode de Pierre Janet : le rappel sous hypnose de divers souvenirs traumatiques de l’enfance pour guérir les patients.
Quelque peu après, il s’orientait vers la méthode cathartique de Josef Breuer, une technique qui consiste à utiliser l’hypnose pour faire revivre affectivement aux patients des événements traumatiques oubliés. Et en 1895, il abandonnait l’hypnose, car il trouve dans son application une limite du fait de la variabilité de la suggestibilité des patients.

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